La spasmophilie est une hyperexcitabilité neuromusculaire
d'origine psychosomatique, due à l'anxiété, au
stress, à la fatigue, voir... à la dépression.
L'anxiété,
l'hypersensibilité au stress, la fatigue excessive, voir.... la
dépression, sont des SYMPTÔMES
et non des causes de votre état spasmophile, au même
titre que les attaques de panique, l'hyperventilation, les crises de
tétanie, le vertige, les bourdonnements d'oreilles etc.... A la
différence que ces symptômes sont souvent les
déclencheurs des crises de spasmophilie. Le problème de
fond, contrairement à ce que l'on nous fait croire et à
ce que l'on enseigne dans les facultés, n'est pas d'ordre
psychologique, émotionnel ou affectif, mais est le
résultat d'une fragilisation de notre organisme, due à
une alimentation non-adéquate qui encrasse notre intestin
grêle. Ce dernier devient alors vulnérable à la
pollution alimentaire et aux métaux lourds; perméable
à des molécules dont il ne sait que faire et qui
encrassent, à leur tour, nos cellules, affectent
notre organisme, notre système nerveux et provoque une
déminéralisation de notre organisme.
On peut
guérir de la spasmophilie à l'aide de complément de
calcium et de magnésium
Les compléments de calcium et de magnésium
compensent les carences de calcium et de magnésium du
spasmophile. Ni plus, ni moins. Ne serait-il pas plus judicieux de
s'intéresser à la cause réelle de nos pertes de
calcium et de magnésium ?
On peut
guérir de la spasmophilie à l'aide d'une
psychothérapie.
Non. Une psychothérapie ou une psychanalyse apaisera
peut-être vos souffrances d'ordre psychologique, mais ne changera
rien à la cause physique de votre état. Une nouvelle
épreuve de vie, une nouvelle période de fragilité
psychologique ramènera votre spasmophilie aussi vite qu'une
psychothérapie l'aura peut-être fait partir.
On peut
guérir de la spasmophilie à l'aide d'anxiolytiques ou/et
d'antidépresseurs.
Non plus. Les anxiolitiques apaisent artificiellement
l'anxiété. Plus calme, grâce à vos anxios,
votre respiration est plus régulière et vous limitez
ainsi le risque de crise. Cela peut marcher très longtemps, mais
attention à la dépendance ! Les
antidépresseurs soignent la dépression, mais les
psychotropes ne sont que des béquilles pour nous permettre de
continuer à marcher, autant que faire se peut. Aussi longtemps
que le problème de fond physique de votre spasmo est entretenu
par la consommation de produits laitiers, de gluten et de
maïs, ces symptômes peuvent revenir à tout
moment, même après une longue période de
répis.
On peut guérir de la spasmophilie par le yoga, la sophrologie, l'acupuncture, les massages, la relaxation.
Encore autant de béquilles pour vous aider à vivre
avec vos symptômes ! Certes ces techniques apaiseront votre stress
et cela ne peut pas vous nuire. Sauf que, de nouveau, cela soulage l'un
de vos symptômes (l'hypersensibilité au stress), mais ne
soigne pas la cause réelle de votre mal.
On
peut arrêter ou éviter les crises en apprenant à
contrôler sa respiration.
Vrai. Cela marche parfois. Vous reportez alors la crise à
plus tard. Puis, quand vous traversez des périodes
où vous avez plusieurs crises par jour, vous en arrivez à
devoir contrôler votre respiration tout le temps. Franchement ?
Vous n'avez rien de mieux à faire? Quand on en arrive
à avoir entre 10 et 20 crises par jour et qu'aucun
médicament ne peut plus rien pour vous, croyez-moi,
contrôler sa respiration est un exercice bien épuisant. Et
que provoque cet épuisement ? Devinez ! De nouvelles
crises, pardi !
Les
spasmophiles sont hypocondriaques.
A force de s'entendre dire par le corps médical que la
spasmophilie est un problème d'origine psychologique, notre
esprit finit peut-être par s'en convaincre, mais notre corps, lui
aussi, exprime sa souffrance. Une souffrance d'origine
physique, n'en déplaise à ceux qui le nient
farouchement. Le spasmophile sent, au fond de lui, que quelque chose ne
va pas "dans son corps". Or comme la majorité des médecins
tenteront de le rassurer, examens médicaux à l'appuis, en
leur expliquant que l'hypocondrie est un symptôme de la
spasmophilie, le pauvre spasmophile accepte le verdict, mais demeure
avec ses doutes. Il sait que quelque chose ne va pas dans son corps,
mais personne n'a de réponse satisfaisante à lui
fournir. Il est donc compréhensible qu'il envisage d'être
atteint de maladies graves, voir mortelles. Il a beau tenter de se
raisonner, inconsciemment, l'angoisse demeure et grandit. Et cette
angoisse génère quoi ?... Devinez !
On ne meurt pas de la spasmophilie.
En parcourant de nombreux forums médicaux, j'ai lu
d'innombrables messages de désespoir et d'appels au secours de
spasmophiles qui n'espéraient plus qu'une chose : ne
pas se réveiller le matin. En finir ! Puisque la
médecine ne pouvait plus rien pour eux,
qu'officiellement on persistait à
déclarer que leurs souffrances n'avaient aucune
cause rationnelle ou physique, combien d'entre -eux ont fini par jeter
l'éponge? Ceux-là ne témoigneront plus dans les
forums. Si la spasmophilie, en soi, ne tue pas, en revanche, elle
nous fragilise, elle nous isole, nous déminéralise, nous
épuise, puis un jour elle nous désespère. Et le
désespoir, lui, engendre parfois des gestes
désespérés ! Mes propos sembleront excessifs
à de nombreux d'entre vous. Seuls ceux qui sont invalidés
par cette maladie depuis longtemps et sans répis comprendront
vraiment que je n'exagère pas.
http://spasmofinie.org © Septembre 2003